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Au siècle des Lumières

 
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Mĭnisterĭārĭus Săpĭ

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MessagePosté le: Lun 11 Jan - 02:48 (2010)    Sujet du message: Au siècle des Lumières Répondre en citant

Au siècle des Lumières
 

1- Définition :

Lumières, siècle des, terme qui désigne le XVIIIème siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. L'expression était déjà fréquemment employée par les écrivains de l'époque, convaincus qu'ils venaient d'émerger de siècles d'obscurité et d'ignorance et d'entrer dans un nouvel âge illuminé par la raison, la science et le respect de l'humanité.
Les précurseurs :

Les philosophes rationalistes du XVIIème siècle, tels que René Descartes et Baruch Spinoza, les philosophes politiques Thomas Hobbes et John Locke, et certains penseurs sceptiques en France comme Pierre Bayle peuvent être considérés comme les précurseurs des Lumières, bien que certains éléments de leurs doctrines qui allaient à l'encontre des conceptions empiristes et antiautoritaires des penseurs du XVIIIème siècle eussent été rejetés par ces derniers. Les découvertes scientifiques et le relativisme culturel lié à l'étude des civilisations non européennes contribuèrent également à la naissance de l'esprit des Lumières.
La raison et le progrès :

La plus importante des hypothèses et espérances communes aux philosophes et intellectuels de cette époque fut incontestablement la foi inébranlable dans le pouvoir de la raison humaine. La découverte de la gravitation universelle par Isaac Newton fit une impression considérable sur le siècle. Grâce à l'usage judicieux de la raison, s'ouvrait un progrès perpétuel dans le domaine de la connaissance, des réalisations techniques et des valeurs morales. Dans le sillage de la philosophie de Locke, les penseurs du XVIIIe siècle considéraient, à la différence de Descartes, que la connaissance, loin d'être innée, procédait uniquement de l'expérience et de l'observation guidées par la raison. Ils affirmaient que l'éducation avait le pouvoir de rendre les hommes meilleurs et même d'améliorer la nature humaine. La recherche de la vérité devait se poursuivre dorénavant par l'observation de la nature plutôt que par l'étude de sources autorisées telles qu'Aristote et la Bible.

Par contre la plupart des penseurs des Lumières ne renoncèrent pas complètement à la religion. Ils adoptèrent plutôt une forme de déisme, acceptant l'existence de Dieu et d'un au-delà, mais rejetèrent les arcanes de la théologie chrétienne. Ils n'attaquèrent rien avec autant de violence et de férocité que l'Église, sa richesse, son pouvoir politique et sa volonté d'entraver le libre exercice de la raison.

2- Philosophes
   
 
Denis Diderot  
Louis-Michel Van Loo, Portrait de Denis Diderot, 1767. Huile sur toile. Musée du Louvre, Paris.  
THE BETTMANN ARCHIVE  
  
Diderot, Denis (1713-1784), philosophe et écrivain français, le maître d’œuvre de l’Encyclopédie et l’un des principaux représentants de l’esprit des Lumières. 
Diderot est un auteur aux talents multiples. Toujours audacieuse (il se prête avec bravoure à cette sorte de "bataille encyclopédique"), son œuvre touche à tous les genres et se développe dans différents domaines : la science, la philosophie et l’esthétique. Surtout admiré en son temps comme directeur de l’Encyclopédie, il est aujourd’hui considéré comme l’un des écrivains les plus novateurs du siècle des Lumières. Il en incarne l’esprit par son matérialisme athée, par sa volonté de dénoncer les préjugés et par sa confiance en la raison. 

  
 
  
Charles de Montesquieu  
Portrait anonyme, école française du XVIIIe siècle, 1728. Musée national du château de Versailles. 
 
Roger-Viollet 

 
  
Montesquieu, Charles de Secondat, baron de (1689-1755), homme de lettres et philosophe français, qui fut notamment l'auteur des Lettres persanes et De l'esprit des lois. Il inspira la constitution de 1791 et fut à l'origine des doctrines constitutionnelles libérales, qui reposent sur la séparation des pouvoirs. 

  
 
  
Jean-Jacques Rousseau  
Jean-Jacques Rousseau, école française du XVIIIe siècle, d’après un pastel de Maurice Quentin de La Tour. Musée Carnavalet, Paris.   
Giraudon/Art Resource, NY  
  
Rousseau, Jean-Jacques (1712-1778), écrivain et philosophe genevois de langue française, auteur des Confessions, qui fut l'une des principales figures du siècle des Lumières. L'ensemble de son oeuvre, fondée sur la recherche d'une harmonie avec les hommes, exprime une critique des fondements de la société corruptrice. 

  
 

 
Voltaire Portrait de Voltaire d'après Nicolas de Largillière. Musée Carnavalet, Paris.
  Giraudon/Art Resource, NY 
  
François Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), homme de lettres et philosophe français, auteur notamment d'essais historiques et de contes philosophiques, qui témoignent de son souci de vérité, et de tolérance, mais aussi de campagnes en faveur des victimes des erreurs judiciaires.
 

 
Jean Le Rond D'Alembert 
Gaultier Dagoty, Portrait de D'Alembert. Musée Carnavalet, Paris. 
Gianni Dagli Orti/Corbis 
Alembert, Jean Le Rond d' (1717-1783), philosophe rationaliste, physicien et mathématicien français, principal auteur et animateur, avec Denis Diderot, de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772).Défenseur de la tolérance, il expose dans son discours préliminaire de l'encyclopédie l'esprit scientifique qui présidait à l'oeuvre entreprise. 

3- Leurs Idées

La Liberté : « Les hommes naissent tous libres. C'est le plus précieux de tout les biens que l'homme puisse posséder. Il ne peut ni se vendre ni se perdre. »  (d'après un article dans l'encyclopédie). Ils sont aussi pour la liberté d'expression, car il y a la censure qui l'interdit (aucune critique n'est permise à ce temps...).  
  
La Raison : C'est le moyen d'acquérir des connaissances. Quesnay dit : « la raison est à l'âme ce que les yeux sont au corps: sans les yeux, l'homme ne peut jouir de la lumière, et sans la lumière, il ne peut rien voir ». 
  
La Tolérance : D'après Voltaire, on doit respecter la liberté et les opinions sociales, politique et religieuses d'autrui. 
  
L'Egalité : D'après Rousseau, « être libre, n'avoir que des égaux est la vrai vie, la vie naturelle de l'homme. Les hommes naissent égaux ». En ce temps la, en France, on naissait à inégalité car il y a une société d'ordre (Noble, Clergé, Tiers-états.)  
  
Le Progrès : ils sont pour le progrès de la société et pour l'innovation, le commerce…
`
 
Par exemple, durant le siècle des lumières, il y a eu l'invention du thermomètre, du microscope, des cartes précises pour la géographie grâce aux maths…Bref, toute la science évolue. 
  
Les philosophes critiquent les abus de pouvoir, c'est pourquoi il veulent : la séparation des pouvoirs: Montesquieu, écrit dans « De l'esprit des lois » , en 1748, qu'il est utile de séparer les 3 pouvoirs, donc qu'ils ne soient pas concentrés dans les mains d'une seule personne, afin d'éviter toute tyrannie. 
  
Ils sont pour le Rejet de la Monarchie du Droit Divin mais ils restent généralement favorable à un régime monarchique. Mais ils ne sont pas pour une démocratie, sauf dans le cas de Rousseau. 

 
4- Encyclopédie 

 
Encyclopédie (de Diderot et d'Alembert), entreprise éditoriale, philosophique et scientifique menée par Denis Diderot et d'Alembert dans l'esprit de la philosophie des Lumières et parue entre 1751 et 1766. 

 
 Un projet éditorial:
Né du projet de traduire la Cyclopædia de l'anglais Chambers (publiée de 1728 à 1742) pour l'éditeur Le Breton en 1745 - Diderot travaillait alors comme traducteur pour une maison d'édition -, l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers grâce à Diderot affichait son ambition de faire l'inventaire des acquisitions de l'esprit humain.
Son objectif était de favoriser la diffusion de la philosophie des Lumières. Diderot a eu recours à des auteurs connus (Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Buffon, Du Marsais, Daubenton) ainsi qu'à des auteurs inconnus. D'Alembert s'occupait des mathématiques, Diderot de l'histoire de la philosophie, Buffon des sciences de la nature, Paul-Joseph Barthez (1734-1806) de la médecine, Quesnay et Turgot de l'économie. Le chevalier de Jaucourt assistait Diderot dans de nombreuses tâches rédactionnelles et éditoriales.

L'Encyclopédie est avant tout marquée par l'intérêt de Diderot pour la technique, même si certaines planches s'inspirent d'autres encyclopédies, ou si certaines conceptions paraissent archaïques.
Le destinataire était "le peuple" et pourtant les souscripteurs étaient des gens cultivés, ecclésiastiques, nobles et parlementaires.
      
Un projet philosophique:
L'article "Encyclopédie", rédigé par Diderot et placé en tête du premier volume après le Discours préliminaire de d'Alembert, définit le programme d'ensemble de l'ouvrage : le projet de l'Encyclopédie était de rassembler les connaissances acquises par l'humanité, son esprit une critique des fanatismes religieux et politiques et une apologie de la raison et de la liberté d'esprit. Diderot relie le projet encyclopédique à la philosophie, qui trouve en ce siècle son plus grand développement. l'Encyclopédie doit faire la synthèse (et le tri) des acquis humains et effectuer une généalogie des connaissances. Diderot emploie à cet effet une technique spéciale : des racines aux dernières branches, la connaissance progresse et porte ses fruits. L'encyclopédie est donc un arbre de la connaissance. Aussi, le projet antireligieux devient explicite. Non seulement la connaissance n'est pas interdite, mais elle est construite par l'homme, qui doit s'appuyer sur elle pour son bonheur.

Une stratégie éditoriale : ordre et circulation
Il s'agit pour Diderot de "tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement". Il procède à cet effet à une mise en ordre rationnelle (encyclopédie "raisonnée") alphabétique. Il s'appuie sur la classification des facultés et des sciences établie par le philosophe anglais Francis Bacon. Nouveauté, Diderot utilise les "renvois" ("de choses" et "de mots") pour faire circuler le lecteur à travers cette forêt de connaissances.

Le trajet raisonné induit par les renvois construit progressivement un discours sceptique : l'analyse des mythologies fait douter de la vérité de la religion chrétienne, l'étude de l'histoire ancienne ou des mœurs des pays lointains conduit à porter un autre regard sur notre politique et nos mœurs, selon un procédé cher aux Lumières - à l'œuvre de Voltaire, la convocation "encyclopédique" (en un cercle) du savoir visant bien plus à provoquer une réflexion et une relativisation politique qu'à seulement instruire. Toute la ruse et l'idéologie de l'Encyclopédie est dans ces renvois, discrets mais efficaces.
Les chapitres sur les techniques artisanales et les métiers visent quant à eux à informer sur des choses dont on ne peut douter ou à dissimuler la vocation philosophique antireligieuse de l'entreprise.
      
La "bataille" de l'Encyclopédie:

Le premier volume, tiré à 2 000 exemplaires, fut adressé aux souscripteurs le 28 juin 1751. Dans l'article "Autorité politique", Diderot attaque Bossuet et la théorie de la royauté de droit divin. Très vite, l'entreprise reçoit le soutien de Malesherbes, de Montesquieu, de Voltaire et de Mme de Pompadour. L'Encyclopédie connut un succès européen : la Suisse, l'Italie, l'Angleterre, la Russie l'acquirent.
En 1752 parut le tome II, qui fit scandale, et la publication fut suspendue. Diderot entreprit de se cacher. Voltaire proposa de continuer l'entreprise à Berlin, mais Diderot refusa. En 1753 parut le troisième tome!; il fit l'objet d'une condamnation du Conseil du Roi. Les tomes IV, V et VI parurent néanmoins en 1754, 1755 et 1756.

En 1757, l'Encyclopédie fit l'objet de 4 200 souscriptions.

Une "bataille" se déclencha alors à partir de l'article "Genève", rédigé par d'Alembert, qui suscita une réponse virulente de Rousseau. L'Encyclopédie fut l'objet de railleries : Moreau surnomma les encyclopédistes les "cacouacs", Palissot rédigea une Petite lettre sur de grands Philosophes, Voltaire la qualifia de "fatras". En 1759, l'Encyclopédie est interdite à la publication. Le privilège de 1748 fut annulé; ordre fut donné de rembourser les souscripteurs. Pour les dédommager, Le Breton édita deux volumes de planches séparées, qui bénéficièrent d'un privilège spécial et furent envoyés aux souscripteurs. D'Alembert, Marmontel et Duclos se retirèrent. Diderot poursuivit seul, durant sept années. En 1766 parurent les dix derniers volumes. Un dernier volume de planches parut en 1772. Mais les volumes, à partir du tome VIII, firent l'objet d'une censure de l'éditeur Le Breton, à l'insu de Diderot, qui laissa néanmoins paraître les volumes.



Postérité:
L'entreprise de Diderot et de ses collaborateurs donna un grand essor à la production encyclopédique. Elle restera également le symbole de l'esprit des Lumières. On tentera encore dans les milieux catholiques, au milieu du XIXe siècle, d'en effacer les traces par des monuments plus importants encore. Ainsi, l'abbé Jacques-Paul Migne (1800-1875), fondateur de la Bibliothèque universelle du clergé et éditeur des monumentales collections de textes de Pères de l'Église Patrologie grecque et Patrologie latine, fera-t-il paraître une Encyclopédie ecclésiastique (1851-1859) en soixante-six volumes afin de reléguer la "funeste" Encyclopédie de Diderot et d'Alembert à n'être qu'un pygmée de science et d'utilité!", pour montrer implicitement l'infériorité de celle-ci et de son inutilité.
La postérité de l'œuvre de Diderot eut aussi un autre versant : une autre encyclopédie philosophique. Synthèse des savoirs autant que du savoir philosophique, l'Encyclopédie de Diderot reste une œuvre unique.

Source
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MessagePosté le: Ven 12 Fév - 16:49 (2010)    Sujet du message: Au siècle des Lumières Répondre en citant

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