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La Formation des Idees Modernes : La Transition Anglaise (6)

 
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Mĭnisterĭārĭus Săpĭ

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MessagePosté le: Ven 25 Déc - 13:39 (2009)    Sujet du message: La Formation des Idees Modernes : La Transition Anglaise (6) Répondre en citant

CHAPITRE 3 – LA TRANSITION ANGLAISE

S1 – LA REVOLUTION PURITAINE
 
A - LES SOURCES
  

 
Le schisme anglican date de la décision de Henri VIII de divorcer et de se remarier ce que lui refusait le peuple. Du coup, avec l'Acte de suprématie (1534), il se proclame chef de l'Eglise d'Angleterre. Cette autonomie n'introduit pourtant aucune réforme des dogmes ou du culte. C'est avec la reine Elisabeth I que va véritablement s'instaurer une Eglise Anglicane particulière.

En Angleterre, cette nouvelle religion va susciter différentes oppositions religieuses notamment celle de ceux qui sont demeurés catholiques. Marie Tudor tentera, en vain, de rétablir le culte catholique. En 1605, "la conspiration des poudres" voulait faire sauter le parlement alors que le Roi y était. L'opération fut un échec et une terrible répression contre les catholiques s'ensuivit.

Se développe aussi, de plus en plus, l'opposition des puritains qui réclament la liberté de conscience et la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Surtout, ils demandent une réforme du culte anglican, lui reprochant d'avoir conservé le même système monarchique que dans le culte catholique.
 
B - LE DEROULEMENT
  
 
Cette opposition des puritains va dégénérer en conflit politique. Au début, il ne s'agit que d'un conflit entre le Roi et le parlement. Puis, les Rois anglicans prétendent exercer clairement leur rôle de chef de l'Eglise anglicane et avoir des idées théologiques. Dans ces ouvrages religieux, ils justifient le droit divin du Roi. Cela, disent-ils, donne le droit de lever des impôts sans autorisation du parlement.

Dans "Les lois de la politique ecclésiastique", Hooker pose le principe de l'absolutisme monarchique et refuse toute séparation de l'Eglise et de l'Etat. En face, le parlement est dominé par les puritains qui défendent l'idée d'une monarchie limitée par le parlement qui doit notamment autoriser la perception des taxes.

Deux révolutions successives vont avoir lieu :
     
    C - LES IDEES POLITIQUES PURITAINES
      

     
    Le puritanisme, doctrine religieuse, est aussi une doctrine morale et politique. Un élément de cette doctrine religieuse va avoir une influence sur le monde : la prédestination : "les hommes sont sauvés ou non selon un don de la grâce divine". Une telle doctrine va avoir des conséquences sur le plan moral : cela va être un extraordinaire stimulant pour la création d'entreprise, chacun voulant réussir pour se prouver qu'il bénéficie de la grâce divine. Quoi qu'il en soit, cet esprit puritain va développer un certain utilitarisme. On cherche à s'enrichir pour se prouver la grâce divine.

    Chez les puritains, on peut distinguer 2 tendances politiques :
      Deux auteurs sont les doctrinaires de cette la pensée politique puritaine :

      ¨ James HARRINGTON (1611-1677) est l'auteur d'un ou ouvrage intitulé "Oceana" (1666) décrivant une cité idéale. Harrington y décrit un système aristocratique reposant sur une aristocratie de système terrien.

      ¨ John MILTON (1608-1674) est le poète connu, auteur du "Paradis perdu" (1667). Il est aussi l'auteur d'ouvrages politiques où il évolue d'une tendance presbytérienne vers une tendance plus proche des indépendants. Dans "L'Aéropagitica" (1644), il réclame la liberté de la presse et dans "Les Iconoclastes" (1649), il justifie le régicide. Il a aussi écrit "La défense du peuple anglais" (1651) et "Le moyen aisé et commode d'établir une libre République" (1660).

      Tous ces auteurs ont une conception plutôt aristocratique de la politique contrairement à Hobbes et Locke.

      Deux mouvements puritains :
        Ce mouvement constitue la 1ere réalisation d'un système économique communiste. Winstanley, issu de ce mouvement, est l'auteur de plusieurs textes dont "Law of Freedom" (1652) où il défend le principe d'une propriété collective dont les fruits sont distribués de manière égale. L'enseignement et le travail y sont obligatoires pour tout le monde.
         

        S2 – THOMAS HOBBES
         
        A - PRESENTATION
          
         
        L'homme : Hobbes (1588-1679) est un Anglais. Ce n'est que vers 50 ans qu'il commence à rédiger son œuvre politique. C'est le type même de l'intellectuel. Il devient précepteur d'une grande famille aristocratique après avoir fait ses études. Il effectue de nombreux voyages sur le continent mais son principal séjour sur le continent est dû à l'exil. C'est lors de ses déplacements qu'il rencontra Descartes et Galilée.

        Son œuvre : Son œuvre est très abondante et aborde tous les domaines du savoir. Seule son œuvre politique a une valeur durable :

        "Traduction de la guerre du Péloponnèse de Thucydide" (1628) qui montre les désordres provoqués par la démocratie.

        "Les éléments de Droit" (1640) qui comprend 3 livres : "De Corpore", "De Homine" et "De Cive".
        "Le Léviathan" (1651), le nom d'un monstre dans le livre de Job, dans la Bible. Pour Hobbes, le Léviathan symbolise l'Etat.

        Le contexte de son œuvre : Hobbes écrit et vit dans un contexte politique très agité. En Angleterre, il est en proie aux luttes religieuses et politiques entraînant guerres civiles et dictature de Cromwell. Celle ci n'a qu'un temps et dès 1660 l'absolutisme semble triompher en Angleterre avec la restauration de Charles II et en France, c'est le début du règne de Louis XIV. Ce contexte très agité a une grande influence sur Hobbes. Avant même le début de la guerre civile, il choisit de s'exiler volontairement car il a peur d'avoir des ennuis du fait de ses idées.

        En 1651, Hobbes choisit de retourner en Angleterre suite à la publication du Léviathan qui suscite de nombreuses critiques en France. Il est à la fois critiqué par les catholiques français et par les évêques anglicans en exil. Il est même exclu de la cour de Charles II alors en exil à Paris. Il retourne donc en Angleterre sans que cela constitue de sa part un ralliement à la dictature de Cromwell. A la restauration, Charles II accordera sa protection à Hobbes à la condition qu'il cesse d'écrire toute œuvre politique.

        La Philosophie de Hobbes : Hobbes entend appliquer à la politique une nouvelle méthode scientifique dont il admire l'efficacité notamment dans le domaine de la géométrie. Hobbes est conscient de son point de vue totalement nouveau qui rompt avec les doctrines absolutistes de son temps et notamment avec Bossuet.

        Pour Hobbes, il faut établir une autorité absolue dont la mission essentielle serait d'assurer la paix en fixant d'autorité le vrai et le faux de sorte que l'on éviterait ainsi les discussions qui dégénèrent en conflits. Hobbes semble plus soucieux de l'ordre que de la justice mais ce n'est qu'une apparence car son expérience lui prouve que l'ordre est la condition du maintient de la Justice. Ce soucis de l'ordre fait de Hobbes le père le plus évident du positivisme juridique moderne.
         

        B - LE "De Cive"
          
         
        Voici quelques uns des thèmes développés dans le "De Cive" et qui seront repris ensuite dans "Le Léviathan" :
         
        1 - L'état de nature.
        C'est pour Hobbes l'état initial dans lequel vivent les hommes avant de se mettre en société. Les hommes se mettent en société par une démarche volontaire motivée par la crainte qu'ils ont les uns des autres. Dans cet état de nature, chacun désire légitimement ce qui est bon pour lui. Chacun essaie de se faire du bien et chacun est seul juge des moyens nécessaires pour y parvenir. C'est pourquoi bien souvent les hommes ont tendance à entrer en conflit les uns avec les autres pour obtenir ce qu'ils jugent bon pour eux. Dès lors, l'état de nature entraîne la guerre permanente.

        Les hommes prennent donc conscience qu'il faut sortir de cet état de nature. Cependant, pour Hobbes, cela ne signifie pas qu'il n'existait pas de droit naturel antérieur à la formation de la société. Au contraire, il existe une loi de la nature qui est dictée à notre conscience : la droite raison. Le premier choix fondamental de la nature est qu'il faut rechercher la paix et ne rechercher le secours de la guerre que si la 1ere est impossible à obtenir. Pour y arriver, dit Hobbes, il est nécessaire de renoncer à certains de ses droits. Il faut aussi respecter les conventions. Ces règles ne sont applicables que s'il y a réciprocité. Or, les hommes n'appliquent les règles que lorsqu'ils y sont forcés par la crainte…
         
        2 - La société civile.

        Elle s'établit de façon progressive. Il apparaît qu'il faut une autorité pour établir l'ordre. Or, cette autorité ne peut être exercée que par l'ensemble de ceux qui se sont réunis. Il faut donc fixer une règle pour déterminer qui sera titulaire de l'autorité. Par une fiction juridique, on décide que la volonté de cette autorité est celle de la collectivité. Cette sortie de l'état de nature se fait par une convention de chacun avec tous les autres membres du groupe, convention par laquelle tous les associés décident de soumettre leur autorité individuelle propre à une autorité commune.

        Ce système s 'inspire de celui des monarchomaques mais s'en distingue car chez eux il y avait 2 contrats alors qu'ici il n'y en a qu'un et qui plus est, conclu entre les associés seulement. Le souverain n'est pas partie au contrat.

        La nature de l'autorité est entièrement déterminée par la fonction que l'on entend lui faire jouer. Pour remplir ses fonctions, l'autorité doit bénéficier de tous les pouvoirs sans limite, ceci pour faire les lois, assurer leur autorité et enfin assurer la justice. Cette autorité doit être établie de façon irrévocable. Une telle autorité n'est pas sans risque, reconnaît Hobbes, mais de toute façon, en cas de tyrannie, tous les membres de l'association dispose d'un droit d'opposition si l'autorité n'assure pas convenablement son rôle. Qui plus est, on a le droit de ne pas exécuter les ordres si l'on estime qu'ils sont contraires à la loi naturelle.
        Pour Hobbes, la conscience demeure toujours libre, ce ne sont que les actes extérieurs qui sont contraints.
         
        3 - Les différents gouvernements.

        Hobbes distingue classiquement la Monarchie, l'Aristocratie et la Démocratie. Par contre, il exclu tout gouvernement mixte. Hobbes exclue l'idée classique depuis l'Antiquité qu'il existe une forme pure et une forme dégénérée pour chaque type de gouvernement.
        Toute société commence nécessairement par la démocratie c'est à dire l'assemblée de tous ceux qui dans l'état de nature conviennent unanimement de conclure un contrat social et de se soumettre à la décision de la majorité d'entre eux.

        Ce système initial peut se transformer soit en Aristocratie soit en Monarchie selon l'autorité à qui l'assemblée souveraine cède son pouvoir : un monarque ou un aristocrate. Il ne faut pas que cette cession se fasse par un contrat. Dès la cession, l'assemblée redevient une multitude de sujets et l'autorité reçoit alors sa souveraineté. S'il y avait contrat, on parlerait de gouvernement délégué et non de souveraineté. Chaque autorité souveraine peut abdiquer au profit d'une autre autorité souveraine. En principe, l'autorité souveraine ne meurt jamais sauf si son titulaire meurt ou y renonce sans désigner de successeur. Dans cette hypothèse, il y a retour à l'état de nature.

        Pour Hobbes, la Monarchie est la meilleure forme de gouvernement. Certes, elle peut avoir des maux mais ceux ci sont bien plus répandus encore dans la démocratie. Comme les citoyens ne participent pas à l'élaboration des lois, cela leur permet de se consacrer entièrement à leurs affaires domestiques et personnelles.
         
        4 - Quelques problèmes particuliers.
              Le reproche d'Athéisme que l'on faisait à Hobbes était malencontreux car il est nullement question d'athéisme chez Hobbes. Pour Hobbes, il convient d'obéir à la société civile dans tout ce qui n'est pas contraire aux commandements de Dieu. Mais s'il est facile de déterminer quels sont les commandements encore faut-il les interpréter. Ceci doit être déterminé par la société civile elle même. Pour Hobbes, il ne saurait y avoir de séparation entre pouvoir temporel et spirituel. Selon Hobbes :

              Dans un état chrétien, l'église et l'état sont confondus mais pour les questions religieuses, le prince doit s'en remettre aux personnes consacrées.

              Dans les états non chrétiens, le pouvoir temporel dispose du pouvoir religieux mais cela ne signifie pas qu'un sujet chrétien pourrait légitimement désobéir.
               
              S3 – LOCKE (1632-1704)

               
              A - PRESENTATION
                
               
              L'Homme : Cet Anglais né 44 ans après Hobbes publie ses ouvrages à partir de 1689 soit au moment de la révolution orangiste. Comme Hobbes, Locke est un intellectuel qui se passionne pour les sciences nouvelles et surtout pour la médecine. Tous deux sont au service des grandes familles de l'époque. De 1667 à 1683, il sera médecin et secrétaire de Lord Ashley, chancelier d'Angleterre. De ce fait, sa vie sera plus mêlée à la politique que celle de Hobbes.

              Son œuvre : Elle est très abondante mais moins variée que celle de Hobbes. Il n'a écrit aucun ouvrage littéraire. Parmi ses livres politiques, deux groupes d'ouvrages sont à mentionner :
                Le contexte de son œuvre : Dans sa jeunesse, Locke subit la guerre civile. Locke est alors étudiant à Oxford et aspire surtout au rétablissement de l'ordre et de la tranquillité. Il est favorable à la restauration de Charles II et va dans un 1er temps soutenir sa politique assez tolérante. En 1675, Lord Ashley est accusé d'avoir des idées républicaines et est révoqué de son poste de Chancelier. Il s'exile en France et Locke le suit. Lord Ashley retrouvera tout de même son poste en 1679.

                Dans la question de la succession du Roi, Lord Ashley soutenait Monmouth - le fils bâtard du Roi - contre Jacques II. Le premier était protestant et le second catholique. C'est finalement Jacques II qui succède à son frère et Lord Ashley et donc contraint de s'exiler aux Pays-Bas. Devant la demande d'extradition déposée par le Roi Jacques II, Lord Ashley devra se cacher. Il ne retournera en Angleterre qu'après la révolution de 1690 et fait alors figure de doctrinaire officiel du nouveau régime.

                La philosophie de Locke : Locke entend exclure toute considération religieuse et développer une pensée politique sur des bases purement rationalistes. Il prend une position différente de celle de Hobbes qui entend absorber la religion dans l'Etat. Locke prend le chemin inverse et prône une séparation complète du religieux et du politique. Il préconise une monarchie modérée où le souverain lui même serait soumis aux lois.

                Quand bien même il adopte le même raisonnement que Hobbes sur l'état de Nature, Locke y apporte quelques correctifs et aboutit finalement à une monarchie modérée et non pas absolue. Ces correctifs reposent sur une plus grande confiance de Locke dans les hommes.
                Les idées de Locke sont le fruit d'une longue fermentation qui a duré pendant tout le 17e siècle anglais (pétition of Right, Idées d'Hamilton puis de Harrington). La pensée de Locke n'est donc pas une pensée nouvelle mais une synthèse du courant de pensée opposé à l'absolutisme.
                 
                B - LE TRAITE DU GOUVERNEMENT CIVIL
                  

                 
                Dans ce 2eme Traité, Locke adopte des méthodes de raisonnement proches de celles de Hobbes mais qui aboutissent à un concept radicalement différent.
                 
                1 - CONCEPTION DE L'ETAT DE NATURE

                  
                Comme Hobbes, Locke suppose que les hommes vivent initialement dans un état de nature où ils sont libres. Mais par contre, lui pense que cet état de nature n'est pas un état de guerre mais plutôt un état de paix et d'assistance mutuelle. L'état de guerre est alors considéré comme une violation de l'état de nature. Néanmoins, l'état de nature n'est pas un état entièrement satisfaisant car les hommes n'ont pas de juge supérieur pour punir leurs conflits. Aussi, dans l'état de nature, chacun est juge de sa propre cause et il peut donc y avoir des erreurs. C'est pourquoi, il convient aux hommes de se mettre en société pour déterminer quelqu'un qui jugera leurs différents.

                Contrairement à Hobbes, Locke considère que la propriété préexiste déjà dans l'état de nature. Locke reconnaît que Dieu a donné la terre en commun à tous les hommes mais que chacun est propriétaire des fruits de son propre travail et donc que chacun devient propriétaire de la terre qu'il a travaillé car la valeur de cette terre vient du travail que l'on y a incorporé. La difficulté a commencé lorsque s'est instaurée une économie monétaire car dès lors chacun a pu accumuler plus de biens qu'il ne peut en consommer immédiatement. On peut désormais accumuler des richesses sous forme monétaire. Si chacun peut étendre indéfiniment sa propriété, il y a alors des risques de disputes.
                 
                2 - LA SOCIETE CIVILE
                  

                Chacun doit y consentir par un contrat social. Ce consentement en peut être donné qu' l'âge adulte. Aussi, les rapports parents enfants demeurent ils régis par l'état de nature. Le but de ce contrat est d'affermir la loi naturelle pour établir des juges impartiaux appliquant les lois positives. Ainsi, plus personne ne peut être juge de sa propre cause.
                 
                3 - L'ORGANISATION DU GOUVERNEMENT
                  

                Locke distingue classiquement les 3 formes pures de gouvernement : Monarchie, Aristocratie, Démocratie. IL reconnaît l'existence d'autres formes combinant ces 3 formes pures. Locke se dit indifférent quant au choix de ces formes. Il préconise toutefois un partage du pouvoir législatif entre plusieurs titulaires, l'objectif de ce pouvoir législatif étant d'améliorer l'état de nature. Ces lois ne sauraient justifier de prendre les biens des citoyens car au contraire la société a pour but de répartir ces biens.
                Pour Locke, l'organisation du gouvernement implique une organisation hiérarchisée des pouvoirs :

                Peuple souverain
                ¯
                pouvoir législatif
                ¯
                pouvoir exécutif

                Le peuple souverain délègue son pouvoir au corps législatif mais celui doit lui rendre des comptes. En cas d'abus, le pouvoir législatif peut même être destitué par le peuple souverain qui reprendra alors l'exercice de sa souveraineté. Quant à l'exécutif, il est lui même subordonné au législatif. C'est donc un système hiérarchisé des pouvoirs et non un système de balance.

                4 - LA TYRANNIE
                  

                Locke définit ainsi le Tyran ; "celui qui propose non des lois mais sa propre volonté pour elles." S'il y a à la tête de l'Etat un tyran, cela entraîne la dissolution du gouvernement. Contrairement à Hobbes, Locke ne pense pas que cela entraînerait la dissolution de toute société. L'état de guerre entre le peuple et son gouvernement tyrannique n'arrivera que si aucune procédure n'est prévue dans les institutions. De plus, cela ne pose problème que si tout le peuple est concerné.

                Locke admet néanmoins l'existence du risque de révolte de tout le peuple. Mais, dit-il, ce risque doit être accepté car sinon il faudrait accepter la rébellion du gouvernement lui même contre le peuple.
                 
                 
                 
                _______________
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                MessagePosté le: Ven 25 Déc - 13:39 (2009)    Sujet du message: Publicité

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                MessagePosté le: Ven 12 Fév - 16:54 (2010)    Sujet du message: La Formation des Idees Modernes : La Transition Anglaise (6) Répondre en citant

                merci pour les efforts fournis

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                MessagePosté le: Ven 12 Fév - 16:55 (2010)    Sujet du message: La Formation des Idees Modernes : La Transition Anglaise (6) Répondre en citant

                Okay Okay

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                Fouad benbouazza

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                MessagePosté le: Lun 22 Fév - 15:53 (2010)    Sujet du message: La Formation des Idees Modernes : La Transition Anglaise (6) Répondre en citant

                merci
                _______________
                Salamà tous


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                MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:51 (2016)    Sujet du message: La Formation des Idees Modernes : La Transition Anglaise (6)

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